Conscience écologique oui mais sans changement de nos habitudes

Jasmine Bennacer
2021/11/19
Conscience écologique oui mais sans changement de nos habitudes

La situation climatique est alarmante, pour toutes, l’écologie est un concept important, qui doit avoir sa place dans notre société. Si certains disent essayer de trier leurs déchets et d’avoir un mode de vie « raisonnable », la majorité déclare « ne rien faire » si ce n’est ne pas jeter ses déchets par terre. Mais pourquoi si les gens ont « conscience » de ce qu’il se passe, n’y a t-il pas de changement radical des habitudes / mœurs ?

En 2019, l’adolescente Greta Thunberg fait la couverture du Time Magazine qui lui décerne le titre de la personnalité de l’année. L’audience portée à cette jeune militante écologiste suédoise n’a cessé depuis de croître, à tel point qu’en 2020 elle prononce un discours au siège des nation unis. Si la population est de plus en plus informée sur la gravité de la situation climatique actuelle et à venir, qu’elle prend de plus en plus conscience des dangers que cela suppose, nos états n’ont pas encore adopté une politique réellement écologique. En effet, la désinformation, les scandales et les trahisons des gouvernements s’accumulent.

Ainsi, en 2019, 385.000 tonnes de plastiques français ont été envoyées à l’étranger, dont 60.000 en Asie. Alors que les français pensaient que les déchets qu’ils avaient triés allaient être recyclés et traités, certaines entreprises chargées de cela ont préféré les exporter. Cela leur est plus rentable, mais surtout légal… C’est en ce sens que beaucoup perdent espoir et pensent que leurs efforts ne sont jamais récompensés. En 2021, nous pouvons affirmer que nous sommes informés de la situation climatique actuelle et de son dérèglement. Nous nous questionnons sur l’avenir, le devenir de notre planète, nous remettons en question de plus en plus nos habitudes,… Néanmoins, nous devons noter que nous ne sommes pas les premiers à nous poser ces questions du destin de la Terre. Nos aïeux du XVIII ème siècle étaient très angoissés par l’altération des airs, par les émanations, les gaz et donc par la pollution nous explique Marin Schaffner dans Un sol commun. Lutter, habiter, penser. Dans ce même siècle, les déchets étaient ramassés six fois par jour à Paris. Mais alors que faire de ces nombreuses informations qui nous dépassent bien souvent ? Si les gens ont conscience des choses, pourquoi il n’y a pas de changement radical ? Ce n’est donc pas un problème de savoir ou de conscience mais bel et bien d’intérêt et de projet politique. Après avoir recueillis quelques témoignages, nous pouvons nous rendre compte que si une partie de la nouvelle génération est encore réticente à l’idée de recycler, de faire le grand pas, c’est parce qu’elle ne trouve pas d’intérêt direct qui pourrait la pousser. En effet, beaucoup disent « je n’ai pas le temps », « je n’y pense pas ». En réalité nous vivons dans une société où règne la consommation de masse.

Ainsi, pour beaucoup, faire des actions écolos rime avec contrainte, ennuyant, perte de temps etc.

Pour toutes ces personnes, la situation climatique est alarmante, pour toutes, l’écologie est un concept important, qui doit avoir sa place dans notre société. Si certains disent essayer de trier leurs déchets et d’avoir un mode de vie « raisonnable », la majorité déclare « ne rien faire » si ce n’est ne pas jeter ses déchets par terre. Mais pourquoi si les gens ont « conscience » de ce qu’il se passe, n’y a t-il pas de changement radical des habitudes / mœurs ? D’abord, tous ont parlé de la contrainte qu’un mode de vie écologique supposerait. De plus, pour beaucoup, ce n’est pas aux particuliers d’agir, mais bien aux grosses entreprises et aux gouvernements en qui, les personnes interviewée n’ont aucune confiance.

Certains vont même jusqu’à affirmer que ce concept sous entend beaucoup d’hypocrisie. En effet, le discours est présent mais dans les faits, les résultats ne sont pas au rendez-vous. Plus particulièrement à Marseille, les citoyens soulignent le manque de moyens déployés, de sensibilisation, … Tous pensent que l’éducation est la clé. Un système transparent, dans lequel nous serions informés et récompensés pour ce que nous faisons. Nous avons relevé chez les personnes interviewées une certaine colère et frustration, la volonté d’un changement mais en même temps, le sentiment d’être inutile.

Les vrais acteurs sont les consommateurs. L’entreprise n’a pas la prétention d’avoir le pouvoir de changer ce qui est encré. Elle a pour but de trouver une solution à la situation actuelle qui est un problème. Ses deux principes de base sont l’information et la récompense. Sans ces deux éléments, rien n’avance. Il faut inciter la population à agir, en lui donnant d’une part les moyens de savoir ce qui est entrain de se passer et d’autre part en la gratifiant pour ses efforts.

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